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Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre qui me donnait envie de corner toutes les pages – littéralement toutes. Ce livre d’ailleurs je ne l’ai pas lu, je l’ai dévoré ! Une petite heure et c’en était fini de lui.

La plume d’Amandine Dhée est fluide, souvent juste et pleine d’humour. En la lisant, on ne peut s’empêcher de sentir le vécu de femme enceinte puis de jeune maman qui ne réalisait pas dans quelle aventure elle s’embarquait. Car on a beau être préparée à l’arrivée d’un enfant, il y a certaines choses que l’on n’anticipe pas forcément.

On ne s’attend pas à ce que notre ventre devienne le nouveau totem qu’il est de bon ton de commenter par tout un chacun. On ne s’attend pas aux cours de préparations à la naissance parfois très crus et techniques. On ne s’attend pas non plus à l’après, à être lâchés de retour chez soi sans mode d’emploi avec un petit être. Au corps qui prend du temps à retrouver sa forme d’avant. A la relation de couple qui évolue. A la peur d’être lésée, professionnellement et personnellement. D’être celle qui en fait le plus, qui gère cette fameuse charge mentale. A l’angoisse permanente aussi qu’il arrive quelque chose à ce nouveau-né si fragile. A ce sentiment de responsabilité omniprésent.

Et même quand on s’y attend finalement, cela fait du bien de lire que d’autres sont passées par là. Et qu’elles en sont revenues – sans perdre leur sens de l’humour pour autant ! On se sent alors moins seule et on ne peut s’empêcher de sourire à de très nombreuses reprises face à des descriptions plus vraies que nature ! A la fin du livre, on sait qu’il nous reste encore un long bout de chemin à parcourir, mais on a le cœur déjà plus léger. Après tout, si on a déjà surmonté les premiers mois voire les premières années, on peut bien gérer le reste, non ?

Je le recommande à toutes les futures et jeunes mamans. Et à leurs conjoints aussi, pour mieux cerner la mutation qui s’opère chez leur chère et tendre.

***

Alors je me tortille sur mon siège et balbutie que voilà, je suis enceinte. On me félicite. Même ceux qui ont des enfants. Personne ne me lance de regard affolé, ne m’envoie de message anonyme pour que je renonce à ce projet. Est-ce un piège ? Se réjouissent-ils secrètement que je commette la même erreur qu’eux ? J’ai perdu mes certitudes.
Est-ce que ça existe, des familles heureuses ? Impossible à deviner quand on les croise dans un parc ou à une fête d’anniversaire. Une famille, ça simule super bien le bonheur. Il faudrait des reporters embedded pour savoir vraiment. Être là le matin avant le départ pour l’école, ou les jours d’hiver quand le ciel est bas.

***

Lors d’une réunion familiale, un cousin propose d’échanger ma place avec la sienne. Comme ça, vous pourrez parler de bébés, dit-il en désignant sa compagne qui nourrit leur fille sur une chaise haute. En quelques mots, il dresse d’invisibles frontières, celles qui désignent la place des femmes et ce dont elles sont autorisées à parler. Est-ce que j’ai fait tout ce chemin pour ça ? Discuter poupons entre femmes pendant que les hommes picolent à côté ? Je lui en veux à lui, et elle, je la méprise. Je voudrais qu’elle se rebelle, lui jette son mouliné de poireaux à la gueule. A-t-elle vu La Petite Voleuse ? Mon repas est gâché. Le pire, c’est que ça m’aurait plu de parler de maternité.

 

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